23 janvier 2007

Note 8 : le théatre des enfants

Vendredi :
- préparation de la terre du jardin
- semis de radis... et plantation de nos derniers plants de melon

après-midi :
- présentation par les enfants de leur spectacle sur une chaîne alimentaire + impact de l'homme à travers l'exemple de la.... démoustification... Ah ! Prendre la défense de ces insectes alors que nous leur servons de repas depuis près de deux mois... "il faut prendre sur soi" (dixit Sébastien)
- goûté avec les enfants et les parents présents

Samedi :
- achat à Milagro des plantes du jardin parmi lesquelles (du moins celles que nous retrouvons en France) : un bougainvillier, deux pieds de rosier, de la menthe, un plant de vigne... au total, nous rapporterons une quinzaine de végétaux (pour la plupart des plantes ornementales et/ou aromatiques)
- achat de peinture (pour la porte du jardin)
- retour à Churute sous la pluie...

après-midi :
- plantation des achats du matin avec quelques-uns des enfants du village
- "dallage" d'une partie du chemin du jardin

soir :
- pot de départ de Roxane à la Casa de Jose (alias "Pepe")... Caña (alcool de canne), billar y mosquitos !

Dimanche :
- départ pour Cuenca de Roxane, Sébastien et Amandine

après-midi :
- poursuite du "dallage" du chemin
- entretien avec le dernier planteur
- rédaction de la liste définitive des plants à commander
- compte-rendu de l'action (un bilan comptable du projet vous sera présenté en fin de mission)

Lundi :
- entretien avec le directeur de la Réserve Ecologique de Churute
- dépot de la commande / arbres forestiers
- modalités de paiement
- réfection des deux tableaux de l'école (peinture)

Nous serons de retour à Churute dimanche dans la matinée... en attendant, nous profiterons de quelques jours de vacances. Nous rentrerons à trois, car pour des raisons professionnelles, Roxane doit être présente en France au début du mois prochain. Je profite de la parenthèse pour saluer l'effort décisif que tu as fourni tout au long de ton séjour, ta grande disponibilité, ta générosité et ta bonne humeur. Je te remercie sincèrement. En espérant te confier "très vite" une autre mission dans le cadre de notre association... d'ici là, je te souhaite un excellent retour vers Istres. Et... si vous vivez dans la région : un conseil... faîtes dès maintenant vos provisions de fromage... Attention ! Roxane arrive.

Les Bénévoles d'Un arbre pour demain
www.un-arbre-pour-demain.fr

19 janvier 2007

Note 7 : La réserve de Churute

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Dimanche :
- visite de la Réserve Ecologique de Churute avec les enfants et parfois leurs parents (26 entrées) : découverte de la mangrove puis marche jusqu'à la cascade. Observation d'animaux sauvages et d'insectes (départ : 7h00 devant l'école, retour peu après 14h00)

l'après-midi :
- commande de cinq pieds supplémentaires de bambou
- match de volley-ball

lundi :
- livraison puis découpe du bambou
- révision des textes du spectacle
- collecte le long des chemins de nouveaux éléments des costumes et du décor
- entretien avec un planteur (histoire de famille, motivations pour planter, etc.)

mardi :
- pose des poteaux autour de la serre et du jardin
- répétition du spectacle
- achat à Milagro de 200 mètres de fil barbelé, de clous et de cordes

l'après-midi :
- entretien avec un planteur
- match de foot

mercredi :
- pose du film plastique sur la serre (le toit), pose du barbelé autour de la serre
- répétition du spectacle
- liste des plantes choisies par les enfants

l'après-midi :
- construction de la porte du jardin...
- entretien avec l'instituteur : réflexion sru le projet d'éducation à l'environnement 2007-2008
- collecte de pierres et de galets pour figurer le sentier à l'intérieur du jardin

le soir :
- réunion avec les planteurs : réflexion sur la deuxième campagne de plantation 2007-2008

Jeudi :
- achat au KM26 de matériels supplémentaires pour la serre et le jardin (corde, clous)
- dernières répétitions avant le spectacle, peaufinage des costumes et du décor, préparation de l'affiche

l'après-midi :
- construction de deux tables pour la serre
- pose de drains dans le jardin

Les volontaires d' Un arbre pour demain

13 janvier 2007

Note 6 : ¡Enfin la pluie !

medium_DSC03640.JPGBonjour,
Suite à des divergences de points de vue quant à la mise en forme de la note, nous privilégierons désormais un style télégraphique.




Samedi :
- visite de Guayaquil (Malecón 2000, parc aux iguanes, marché traditionnel)
- évaluation du budget "fournitures scolaires"
- préparation du spectacle de fin d'année (les vacances "d'été" débutent le 20 janvier) : thème retenu = mise en scène d'une chaîne alimentaire (moustiques-araignées-grenouilles-serpents-aigles)

Dimanche :
- journée à Las Playas (station balnéaire à 1h30 de Guayaquil)
- préparation du spectacle
- planning des répétitions

Lundi :
- achat d'une partie des fournitures scolaires (posters : anatomie, astronomie, faune-flore, histoire de l'Equateur + romans pour enfants)
- courses pour la semaine
A notre arrivée à Churute :
- recherche d'un véhicule pour la sortie scolaire
- "rendez-vous" pour la coupe du bambou (construction/serre)
- entretien avec Victór Pincay (représentant élu des planteurs) : ordre du jour de la réunion du 17/01

Mardi :
- entretien avec le directeur de la réserve des Mangroves de Churute : préparation de la visite scolaire dans la forêt sèche (14/01 de 8h à 15h) + calendrier des plantations (livraison des 5.000 arbres les 31/01 et 01/02)
de retour à Churute :
- préparation du sol du jardin (mise à niveau)
- attribution des rôles des enfants pour le spectacle, confection des masques et des costumes.

Mercredi :
- coupe du bambou
- écriture des textes des enfants-acteurs + "imitation gestuelle" (mimer les animaux choisis)

Jeudi :
- coupe du bambou avec Víctor et son fils
- découpe des tiges
- livraison à l'école
- confirmation du propriétaire de la voiture pour le transport des enfants
- répétition du spectacle, fabrication de certains éléments du décor

Vendredi :
- construction de la serre
- répétition du spectacle
- achats pour le pique-nique de dimanche
- achats de fournitures scolaires

Samedi :
- initiation "Crêpes" avec les enfants
- préparation du pique-nique
- travail autour de la serre

Les Bénévoles du Projet Rio Ruidoso
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08 janvier 2007

Les cultivateurs de Churute et la forêt

medium_IMG_4837.jpgD'emblée les trajectoires des cultivateurs de Churute impliquent une perception de la forêt bien différente de celle que projettent les autres groupes sociaux, car leur histoire collective s'est construite à partir de la destruction des couverts ligneux et de leurs biotopes. Sans brouiller l'écho favorable que reçoit la conquête agricole des régions forestières, le discours écophile fait peu à peu évoluer les mentalités dans les campagnes. Certes, les critiques s'adressent encore uniquement aux industries d'extraction, et sans doute moins parce qu'elles conditionnent une grande consommation d'espaces forestiers que parce qu'elles bénéficieraient à des compagnies nord-américaines.

Au regard des difficultés qu'ils rencontrent pour écouler à bon prix les denrées agricoles, les cultivateurs interrogés ont acquis la conviction que seuls les groupes agro-alimentaires nationaux ou internationaux peuvent tirer profit de la mondialisation des échanges. Par conséquent, ils manifestent de la défiance vis-à-vis d'un projet de partage des terres favorables à la petite propriété. La pauvreté dans les campagnes ne serait pas tant liée à la conjoncture actuelle bien qu'elle y contribue, mais plutôt au morcellement des lots. Cinq, six parfois sept familles se partagent aujourd'hui les terres des parents.

La manière dont les cultivateurs envisagent les pratiques de déforestation témoigne d'une mésestime presque caricaturale de la forêt. À croire qu'attribuer une valeur marchande autre que la production de charbon de bois serait aller à l'encontre des fondements d'une identité socioprofessionnelle que la société civile a valorisé en fonction des volontés collectives de mettre en valeur les terres de solitude. De sorte que la vieille dualité entre la selva, antre de la sauvagerie, et l'agriculture dont l'objet a été précisément d'y apporter la lumière, définit l'intensité des liens avec le territoire. Dans sa filiation, le cultivateur de Churute se pose en pionnier ou comme le fils d'un pionnier, un homme opiniâtre qui défend ses terres porteuses de récoltes. Ainsi comprennent-ils leur rôle, un rôle qui outrepasse des préoccupations productives pour gagner une implication sociale investie par une rhétorique tantôt religieuse tantôt guerrière.

Comme ils n'intègrent pas la forêt dans un système complexe d'interactions et d'interdépendances entre milieu et êtres vivants, les cultivateurs minorent les conséquences des déboisements. La forêt devient un lieu étrangement vide, presque stérile lorsque sa protection juridique est abordée : les activités de cueillette, de pêche ou de chasse, subsistance des ethnies primitives déclenchent rires et railleries. Ils s'émeuvent de leur mode de vie, de leur paganisme d'un autre âge, de leur naïveté dans la nudité, etc. Derrière le voile de la déforestation se cachent d'anciens réflexes ethnocentriques voire racistes, subordonnés à une mission civilisatrice prêchant l'acculturation des peuples indigènes ou plus cruellement leur disparition. Ces points de vue, là encore très caricaturaux, s'inscrivent dans un cadre bien plus large, celui de la légitimation de la conquête agricole par la négation de l'état sauvage.

Si la forêt est disqualifiée, il n'en va pas de même des plantes non ligneuses qu'elle abrite. Faute d'avoir accès à des médicaments génériques, l'usage des plantes médicinales surtout quand elles conservent une part d'énigme ou représentent une menace, fomentent l'espoir. Sachant combien ce milieu abonde d'espèces aux propriétés aussi diverses que méconnues, les cultivateurs appellent la communauté scientifique à s'impliquer davantage sur un terrain qu'ils pressentent fructueux en découvertes. Néanmoins, l'engouement pour une forme de phytothérapie ne saurait justifier une législation contraignante en matière d'exploitation des couverts forestiers tout au plus s'agirait-il d'encourager le collectage d'un grand nombre de plantes.

Extrait d'un article inédit : Perichon Samuel. "Déforestation et dynamique paysagère dans un lotissement agricole du Guayas (Equateur)", à paraître.

NB: Des informations complémentaires sont disponibles sur le site Internet de l'Association, www.un-arbre-pour-demain.fr

06 janvier 2007

Note 5 : Le microscope

Samedi : Nous partons pour Loja et Vilcabamba, villes situées dans la Sierra, à l'intérieur des terres. Nous optons pour un bus de nuit, Guayaquil-Loja, sachant que le voyage va durer 9 heures ! Le bus n'est pas un 4 étoiles mais nous avons vu pire. Au petit matin, en se réveillant, nous croyons (encore) rêvé ; le paysage est paradisiaque : les montagnes transpercent les nuages et semblent flotter au milieu d'un lac illuminé par les rayons du soleil levant. Nous arrivons ensuite à Loja qui nous apparaît comme une ville tranquille où il fait bon vivre. En montant sur les hauteurs, nous voyons d'un côté des montagnes à perte de vue et de l'autre la ville de Loja. Loja est dite 3ème ville écologique du monde. A part sa situation géographique qui offre un cadre avantageux, la ville en elle-même ne nous paraît pas être un modèle pour l'environnement.

Dimanche : Nous partons pour Vilcabamba, dite "ville sacrée", à 1h15 de bus de Loja. Tout de suite, une impression de tranquilité et sérénité règne dans ce village encastré dans la montagne. Des torrents traversent le village, le paysage est magnifique, et les habitants ne semblent plus jamais être repartis d'ici en y arrivant. C'est ici que nous passerons le nouvel an. Début de soirée dans une ambiance western, décoration : crâne d'animaux, chapeaux de cowboys et selles de chevaux comme tabourets. Nous dégustons leur cuisine avec toutes sortes d'épices étonnantes dont nous aimerions bien connaître la recette. En soirée, nous dansons sur des rythmes de salsa dans le centre du village. Nous découvrons une coutume du pays à cette occasion : la tradition veut que chaque famille fabrique un "bonhomme", un animal ou autres, en papier mâché, tissus et qu'il soit brûler en pleine rue afin d'enterrer les malheurs et les maladies de l'année passée. Les Equatoriens les affichent partout : devant chez eux, sur le toit des voitures.

Lundi : Après une nuit tres brève et un réveil festif du gérant de l'hotel, nous partons pour de nouvelles aventures. Il est 9h30, nous sommes sur des chevaux (le 1er janvier !). Ce que nous ne savons pas, c'est que ce n'est pas une simple balade à cheval. La balade commence très vite par se transformer en veritable treck : traversée de rivières, passage sur des sentiers escarpés ou dans des chemins plein de ronces au bord du vide.

Mardi : Après une bonne nuit, fraîche et revivifiante, à 2350m, nous redescendons à cheval et par un autre chemin toujours plus abrupt. Nous finissons par une cavalcade jusqu'à l'entrée du village.

Mercredi : Dans un pick-up sur la pistequi rejoint la ferme, nous sommes conents à l'idée de retrouver les paysans et les enfants de l'école. Sur le chemin, une quinzaine de vautour sont en plein repas sur une carcasse de bétail laissée sur le bord de la route. Nous apercevons des iguanes, perchés sur des arbres le long du Rio Ruidoso. Le retour a la ferme nous cache une belle surprise : un petit serpent raye gris et vert se repose sur un des lits du dortoir, attiré par les nombreux rongeurs. Juan Carlos, le gardien de la ferme, nous l'enlève auissitot en prenant des precautions.

Jeudi : Sous le soleil de plomb de Churute, nous repartons a l'affut du responsable de la réserve écologiaue des Mangroves de Churute. Il est difficile de le rencontrer. Nous prenons donc le bus pour Guayaquil afin de nous procurer un microscope pour l'ecole qui sera on l'espère l'objet de toutes les curiosités pour les enfants. A peine descendus du bus de retour, nous prenons notre premiere douche sous la pluie tropicale. La saison des pluies commence, nous pourrons bientot planter nos premiers arbres avec les paysans motivés par le projet.

Vendredi : Une matinée riche nous attend avec les enfants. Nous apportons le microscope ainsi que le matériel associé, nous préparons des échantillons. Vers 14h, nous quittons Churute.

Amandine pour Un arbre pour demain - Proyecto Rio Ruidoso

01 janvier 2007

Meilleurs voeux pour 2007

Chers lecteurs, chers amis d'Un arbre pour demain ,

En cette nouvelle année, les membres du bureau, les bénévoles et moi-même vous présentons nos meilleurs voeux pour 2007.

Après six mois d'existence, le chemin parcouru par notre association est déjà très honorable. Depuis décembre, trois de nos bénévoles, Amandine, Roxane et Sébastien sont à pied d'oeuvre dans le Guayas (Equateur). Et c'est avec intérêt que nous suivons semaine apres semaine nos réalisations dans ce pays. Au Maroc, Ouahid et Mohammed aidés par Zerhoune (enseignant à l'Ecole Nationale de Meknès) préparent, quant à eux, le terrain du deuxième projet d'Un Arbre pour Demain. Le diagnostic de territoire sera réalisé cet été.

Que ce soit en Amérique du Sud ou au Maghreb, nos priorités restent la valorisation de l'arbre dans le système agricole et l'éducation à l'environnement. Ces actions requièrent une mobilisation constante qu'il conviendra d'entretenir ces douze prochains mois. Oeuvrons ensemble pour que 2007 voit la concrétisation des projets à l'initiative ou soutenus par notre association.

Bien amicalement,

Samuel Perichon
Président d'Un Arbre pour Demain

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