20 janvier 2009
Partenariat avec "Les Hamacs Shivasmile"
Nous venons de signer une convention avec "Les Hamacs Shivasmile" : www.shivasmile.com A chaque hamac vendu, cette entreprise toulousaine s'engage à parrainer deux cacaoyers en Equateur. Une premier versement vient de nous parvenir, il permettra d'installer 300 plants supplémentaires cet automne à Churute.

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15 janvier 2009
"La charrue en bois de figuier" Documentaire sur le Maroc
En juillet 2008, nous nous sommes rendus dans un village isolé de l'Anti-Atlas pour réaliser des prises de vue et des entretiens auprès de 10 familles d'agriculteurs. A l'issu de ce travail, nous allons proposer un documentaire (format 30 min) présenté lors de la semaine du développement durable (dans les Côtes d'Armor).
La Charrue en bois de figuier
Introduction
La Province de Chtouka Aït Baha dont fait partie la commune d’Idaougnoudif est située dans le sud du Maroc, à environ 3 heures de route d’Agadir. Cette commune rurale de 4.000 habitants couvre une surface d’environ 200 km², l’équivalent de deux fois la surface de la commune de Paris.
L’agriculture demeure la principale source de revenu de la population avec une production annuelle moyenne de 1.200 tonnes de céréales, 25 tonnes de viandes, ½ tonne de laine et 10.000 litres de lait. Les volumes annoncés ont été calculés sur la base des récoltes de 1994 à 1998. Durant cette période, l’apport pluviométrique a été supérieur de 25% par rapport à la normale établie sur les soixante-dix dernières années ; les précipitations exceptionnellement abondantes en 1996 avec près de 600 mm d’eau expliquent pour partie cette conjoncture particulièrement favorable à l’agriculture dans cette région au climat surtout aride. Compte tenu de la superficie de la commune, près de 20.000 hectares, les denrées agricoles produites paraissent bien modestes et elles le sont pour plusieurs raisons.
D’abord des raisons naturelles : nous sommes dans un étage bioclimatique aride à semi-aride caractérisé par une pluviométrie moyenne annuelle de 235 mm. A partir de la mi-avril et jusqu’à la fin du mois d’octobre, la sécheresse s’installe et les températures peuvent atteindre 40° Cs en juillet ou en août. La topographie et les sols sont également des facteurs limitant puisque la quasi-totalité de la surface communale est située en montagne et la plupart des sols disponibles pour une agriculture, peu fertiles. Du coup, les deux tiers du territoire restent occupés par des forêts et des steppes arborées claires et sèches, seulement 12% de la surface agricole utile soit environ 2000 hectares, est régulièrement emblavée. Par tradition, les agriculteurs optent pour une culture d’orge, une céréale plus adaptée que le blé au climat aride.
Des raisons techniques peuvent aussi expliquer les médiocres rendements agricoles :
- 70% de la surface cultivée est détenue par des exploitants disposant de moins de 5 hectares de terre.
- Seuls 6 exploitants sur les 1085 que la commune rassemble, ont recours à des semences sélectionnées.
- Ils ne sont que 20% à utiliser des engins motorisés pour travailler leur sol : le parc du matériel agricole d’Idaougnoudif ne compte que 5 tracteurs, 3 cover-crop et aucune moissonneuse-batteuse.
- Une proportion tout aussi réduite d’agriculteurs utilise des engrais de fond ou de couverture pour fertiliser leurs terres. Entre 1994 et 1998, 60 quintaux d’engrais ont été employés, soit un apport annuel moyen de 580g par hectare.
- Enfin, 90% des terres cultivées ne reçoivent ni eau d’irrigation, ni engrais. Ce mode de culture rudimentaire est connu au Maroc et dans le Maghreb, sous le terme de «bour », c’est-à-dire une culture sur sol «sec ». Les rendements en orge ne dépassent pas le plus souvent un rendement de 10 quintaux par hectare.
Jusque dans les années 1950, c’est un paysage de « coltura promiscua », de steppes arborées cultivées qui singularise cette région du Maroc méridional : le Sousse. Les parcelles closes par des murets portent des arbres xérophiles, des amandiers surtout, mais aussi des arganiers, des oliviers, des caroubiers et des figuiers. Une fois les amandes décortiquées, celles-ci sont proposées à la vente lors du marché hebdomadaire, et la quantité commercialisée varie en fonction des saisons, des récoltes et des besoins en liquidité des producteurs. Toutes les familles, qu’elles soient composées d’agriculteurs, de petits commerçants ou d’artisans, recherchent ce fruit pour la préparation de l’Amlou. L’Amlou est une pâte à tartiner à base d’huile d’argan, d’amandes grillées et de miel. Au pied des arbres, des ruches sont installées pour faciliter la pollinisation des plantes fruitières, des planches de céréales larges de quelques mètres sont également ensemencées. En bordure d’oued, un réseau de canaux d’irrigation rend possible très localement la culture de légumes et de fourrages durant l’été. La production de lentilles, de fèves, de pois, de carottes, d’oignon ou de pommes de terre génère un complément de revenu appréciable. La luzerne, elle, entre dans l’alimentation des bovins dont la viande rouge et le lait, transformé en beurre ranci ou «oudi », apportent des gains tout aussi décisifs. Ces mêmes familles possèdent en général un petit troupeau de bêtes à laine que les bergers conduisent dans les massifs forestiers environnants. Bien sûr, pour assurer les travaux des champs et le transport de l’eau, des denrées agricoles, des matériaux de construction et divers équipements, il y a des ânes et des mulets en nombre considérable.
En 2008, le paysage d’Idaougnoudif offre un tout autre visage que celui précédemment dépeint. C’est un paysage largement ouvert qui se présente à la vue du spectateur. Hormis le long de l’oued où les arbres fruitiers se maintiennent bon gré mal gré, où quelques terrasses sont encore entretenues, où de rares potagers ponctuent de vert une terre ocre, la plupart des arbres ont disparu ailleurs. Autour de la kasbah, les animaux d’élevage se font de plus en plus rares et si les champs sont travaillés, ils ne portent plus de récoltes comme par le passé.
Les témoignages qui vont suivre sont souvent très nostalgiques, et cette émotion est d’autant plus perceptible que les personnes interrogées ont vécu cette transformation historique des paysages. Les raisons évoquées par les uns et les autres éclairent sur leur attachement ou non au terroir, sur leur détermination à répondre aux nouveaux enjeux agricoles ou au contraire sur un découragement à peine voilé. Tous pourtant s’accordent sur les effets préjudiciables de la baisse des précipitations dans la région. Qu’en est-il réellement ?
Les données statistiques indiquent une baisse de l’ordre de 15% des apports pluviométriques sur la période courant de 1980 à 2008. Et le déficit se creuse de manière assez spectaculaire depuis l’an 2000. Durant cette courte période, il est tombé en moyenne 173 mm d’eau contre 235 mm. Tout aussi symptomatique de ce changement récent, six des neuf dernières années ont été les plus sèches que connu Idaougnoudif au cours des trois dernières décennies. C’est précisément ce qui nourrit l’inquiétude des agriculteurs. La sécheresse va-t-elle s’installer année après année ? Certes, au village, on a déjà vécu huit mois sans qu’une goutte d’eau ne parvienne au sol… on a déjà vécu des années de sécheresse extrême… Pensez à 1981 et ses 36 mm d’eau ! Mais, comment faire face à cette nouvelle donne climatique ? D’ailleurs est-ce un changement durable ou simplement des aléas météorologiques ? Cette question au centre des préoccupations internationales a été le fil conducteur de nos entretiens.
Voici le récit des habitants d’Idaougnidif…
[...]
En conclusion :
« L’homme mauvais est comme une charrue faite en bois figuier, elle se brise au premier obstacle… alors pourquoi demander à son âne ou son mulet de la faire avancer ? » Madame Aïcha
17:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 janvier 2009
Meilleurs voeux 2009
Toute l'équipe d'Un arbre pour demain
vous souhaite une année 2009 pleine de réussite et de bonheurs durables

www.un-arbre-pour-demain.fr
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